Suite à l’étude des différentes civilisations et des pratiques liées à la mort et au deuil, une observation a émergé : l’enfant est peu accompagné dans le deuil lié à son affiliation. Pour comprendre mieux la réaction du petit face au deuil, une étude de la psychiatrie et de ses réactions a été nécessaire.
Comment accompagner et soutenir l’enfant endeuillé dans sa démarche ?
Pour tenter de répondre à cette problématique, plusieurs thèmes ont été dégagés. La transmission: déjà coutume dans plusieurs mœurs, cette passation pouvait être un rapport entre la vie et la mort, par exemple par le bijou. Cependant créer un objet porté de son vivant qui se fragmente lors du décès parait être difficilement acceptable lors de l’acquisition de ce dernier. L’objet vivant: un produit visant à épauler l’enfant durant son travail de deuil faisant acte de présence. L’objet aurait été dépendant, pour vivre par une interaction, de l’enfant , et non l’inverse. Cela se rapproche de la symbolique de la peluche. Or, le choix de cette dernière n’est pas orientable ni imposable.

Le mobilier de rituel: Les funérarium sont toujours très austères et ne comportent jamais d’endroit de deuil pour l’enfant. Il y a deux solutions (légales) après la crémation, le jardin du souvenir placé dans les cimetières, ou bien les salles de funérarium. Un manque de personnalisation qui ne permet pas à l’enfant d’associer l’image du disparu à un lieu. C’est en travaillant pour l’entreprise OGF que ce mobilier est mis en place.
deuil 72 deuil maison 72L’objet vise à servir le deuil de l’enfant. Créer un mobilier de rituel, implanté dans le jardin du souvenir, offre la possibilité au petit de réfléchir, de se recueillir, d’observer et d’apprendre du deuil d’autrui. Le but n’étant pas que cette démarche soit immédiate, mais plutôt que l’enfant, par le jeu, se familiarise avec l’installation. C’est ainsi qu’une symbolique naîtra au fil des ans. Alors, il pourra y trouver une démarche visant à l’épauler lors de ses questionnements.
De plus, l’installation permet un nouveau dialogue entre le parent et l’enfant. En effet, il est difficile de parler de l’être disparu au sein de la maison où il a vécu, ou dans les lieux connus chargés de souvenirs. Ici, la neutralité du lieu facilitera l’échange. maison 72 page-de-garde 72